Ce soir, le discours subliminal..
Par A.Lespes le mercredi, 15 février 2012, 15:25 - Divers - Lien permanent
...que vous entendrez sans doute…
« Français Françaises,
C’est décidé : je jette l’éponge. Je ne me présente pas. Je ne ferai pas le quinquennat de trop. Vous me direz : celui-ci aussi était de trop. Ce n’est pas faux. J’ai beaucoup promis. Promis que je ne vous décevrai pas, que je ne vous trahirai pas, que je ne vous mentirai pas et j’ai passé mon temps à vous décevoir, à vous trahir, à vous mentir. C’est plus fort que moi. Je vous avais promis un chômage à 5%. J’avais même dit : « si on s’engage sur 5% de chômage et qu’à arrivée il y en a 10 , c’est un échec.. Et c’est aux Français d’en tirer les conséquences .»Je crains que vous ne me preniez au mot.
J’en ai dit et fait des choses, durant ce quinquennat ! J’ai commencé par vouloir encourager la création de fonds de pension, et, patatras ! voilà que la crise des subprimes qui a montré que c’était une mauvaise idée. Du coup, j’ai promis de moraliser le capitalisme et je n’ai rien moralisé du tout. Je me suis prétendu le champion de l’environnement avant de réaliser que je n’en ai rien à battre, de l’environnement. J’ai accueilli Kadhafi en grande pompe, puis je l’ai fait canarder. J’ai utilisé à fond le bouclier fiscal, puis je l’ai cassé. J’ai promis de ne jamais créer d’impôt, puis j’ai augmenté la TVA, et si je peux je l’augmenterai encore avant la fin de mon mandat : j’ai promis que vous travailleriez plus et que vous gagneriez plus, et c’est aujourd’hui tout le contraire. J’ai commencé avec des ministres socialistes et je finis avec un Guéant lepéniste.. Bref, tout ce que j’ai fait, je l’ai démoli ensuite avec une constance sans pareille.
Evidemment vous avez fini par vous en apercevoir. Dans les sondages, que je commande tous les jours, puisque c’est vous qui les payez, je vois bien que ma cote est dans les choux depuis des mois, elle ne décolle pas, ne remonte pas. J’ai beau m’agiter, rien à faire, vous ne m’aimez pas. Moi, j’aime les gens de Neuilly, ma seule patrie, chez eux je reste très populaire, et ceux du Fouquet’s, une brasserie très populaire, aussi, comme a dit Estrosi. Je vais donc quitte l’Elysée et aller les retrouver : mon programme je l’ai déjà dit, c’est du fric, un gros tas de fric en ne bossant que du mardi au jeudi. Je ne vois pas pourquoi je continuerais à visiter les usines, à suer à grosses gouttes en lisant les discours que m’écrit Guaino, à vous resservir Jaurès et pourquoi pas Che Guevara et Mao Tsé-toung, ne riez pas, j’en suis capable, je suis capable de tout ! Le pire, c’est que je finis même par croire à mes propres bobards…
Françaises, Français, je me casse ! »

