Saint Sever Info : le forum citoyen

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi, 06 juillet 2018

LA DUPLICITE pour courber l'échine devant les exigences du grand capital financier européen et mondial : ça continue !

 

Mais avant je vais m’abstenir de faire un commentaire sur l’épisode de vénération qui vient d’encenser Simone Veil pour le caractériser aussi d’exemple à vomir de la duplicité de Macron !

En effet, celle que l’on vénérait l’était en partie pour son vécu dans les camps de la honte et du génocide : Génocide dont on a dit et redit : plus jamais ça !

Et pourtant cette vénération venait après l’abandon par notre président de la République, en notre nom donc, des principes fondamentaux qui ont fait et font la grandeur et la reconnaissance de la France : le respect des droits de l’homme, de tout homme, blanc, noir, musulman, catholique, juifs, puissant et misérable surtout. Il s’est abandonné aux thèses de LE PEN qui lors de manifestations à MILAN, a été prise en photo en train de faire la salut nazie avec le ministre Italien de l’intérieur ! Car ce sont bien les thèmes de l’extrême droite européenne qui ont prévalu au dernier sommet européen ; confirmé d’ailleurs par Macron qui déclare qu’il n’y aura pas de « camp » (tiens, tiens, le naturel revient au Galop). Et le même jour de la vénération ce sont plus de 100 corps qu’avalait la Méditerranée ce grand cimetière liquide que l’on pourrait appeler charnier s’il était de terre ; charnier que notre impavidité, notre égoïsme laisse faire et dont nous allons payer le prix fort assez vite ! Si nous acceptons encore un peu cette honte humanitaire vis-à-vis de nos semblables !

 

Et le grand patronat n’est pas le dernier responsable de ces violations des droits de l’homme. Il est l’instigateur des déplacements de populations qui a pour origine les raisons économiques. Maintenant qu’il a obtenu pratiquement partout, et surtout en Europe, un nivellement par le bas des conditions sociales de la classe salariale, justement par le jeu de ces déplacements d’immigrés, il n’a plus besoin de cette main d’œuvre pour faire pression sur les gouvernements européens pour obtenir ce qu’il a obtenu. Donc, l’immigration, est maintenant honnie par nos gouvernants.

Le dernier exemple que le grand patronat a obtenu avec Macron c’est ce qui se concocte pour les retraites : le vol de nos cotisations sociales qui sont un salaire différé, il ne faut jamais l’oublier, au profit des caisses de l’état qui sont vides ; non pas « parce que « on verse un pognon de dingue »  aux nécessiteux, (qui vient justement de ces cotisations sociales ; donc surtout notre propriété) , mais parce que des cadeaux inouïs ont été faits par Macron à ces grandes fortunes.

Après la formation professionnelle qui vient aussi des cotisations sociales, et donc 32 milliards, intégrés au budget de l’état, ce sont pas moins de 14% du PIB qui seront subtilisés dans les poches des retraités et salariés ou indépendants ! un fric frac de pas moins de 165 milliard qui se prépare.

Delevoye, ancien en charge de « la misère française », est aux manettes pour ce fric frac commandé par Macron au nom de l’Europe !

Une question lui a été posée par un syndicaliste (eh oui ça sert à ça aussi un syndicat) : est-ce que la réforme envisagée va maintenir ce ratio de 14% du PIB pour les retraites comme actuellement : réponse embarrassée, ou plutôt pas de réponse, ce qui en était déjà une très éloquente.

En effet, à l’arrivée, ce n’est pas seulement l’alignement des 42 régimes de retraite qui est urgente, ce sont surtout des économies qui vont être faites. Je vous en supplie cherchez ce qu’il est advenu en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Irlande !
Ce qui se déroule en coulisse ne va pas forcément rassurer les syndicats y compris patronaux, adeptes d’une gestion paritaire de ce secteur et d’une séparation stricte avec l’Etat. Ainsi Mr CHARPY, haut fonctionnaire, planche-t-il, en secret, sur l’intégration de la loi de finance de la sécurité sociale dans la loi de finance de l’état : une seule ligne budgétaire ; ni vu ni connu. D’où le fric frac de 165 milliards ! On va plus loin même puisque les retraites complémentaires seraient aussi intégrées dans les comptes de la sécu ; aujourd’hui ce sont des associations : Macron est fort ; il sait, administrativement, additionner des carottes et des choux ! Pourtant nos instituteurs nous avaient bien fait rentrer dans la tête que cela n’était pas du tout possible en mathématiques pure ! Sa mathématique à lui, c’est s’emparer de la réserve de 70 milliards qu’ont constitués les caisses AGIR-ARCO en prévision de l’avenir : excusez du peu.

Déjà, en catimini toujours, dans la loi de programmation des finances publiques pour la période 2018-2022, adoptée le 22 janvier, une disposition est passée inaperçue pour les journalistes et autres qui devraient nous informer d’une façon neutre et objective, qui prescrit …30 milliards d’économies de dépenses sociales durant la période, soit 7,5 milliards par an, afin de réduire le déficit de l’état. Une annexe précise que c’est la branche des retraites qui participera à cette réduction du déficit.

Au total ce que prévoit Macron c’est le vol du salaire différé des travailleurs, tous les travailleurs, actuels et retraités. Son projet n’est ni plus ni moins que de considérer les retraites comme une variable d’ajustement en fonction de ce que lui aurait décidé comme objectif gouvernemental, en pliant l’échine devant le grand capital aux manettes en Europe et ailleurs, le FMI notamment.

Le fric frac des 165 + 70 milliards ferait baisser la dette publique de 7% : de quoi rentrer dans les clous demandés par Bruxelles, Merkel, le FMI : la troïka comme l’appelle la GRECE !

 

Attention : « cet argent appartient aux retraités. Nous sommes prêts à aller au conseil constitutionnel » menace un opposant : Macron tremble !

 

Quant à la pension de réversion, soyez-en convaincus et informés : sa suppression est bel et bien prévue. En effet le système par point n’est pas un régime de solidarité, mais il introduit l’individualisation du droit à la retraite : comme ils disent : pour 1€ de gagné tous nous aurons le même montant de retraite : comme dans les pays du Nord qui servent de référence. Si donc, les femmes ou les hommes n’ont pas gagné 1€, il n’y aura rien à la sortie.

C’est pourquoi, dans le Nord de l’Europe, les retraités doivent actuellement recommencer à travailler pour survivre.

Les grands capitalistes eux, à la retraite, se la dorent bien au soleil ! qu’ils en profitent ; ils n’emporteront pas au paradis ce que Macron leur permet d’amasser. Mais, bon,  ça ne permet pas aux autres de crever la bouche ouverte et le ventre vide !

On a laissé faire les nouvelles lois travail ; le chamboulement SNCF ; l’augmentation de la CSG ; allons-nous encore capituler devant ce vol. Allons-nous encore longtemps plier l’échine devant ce prince, ce machiavel ! ce couple (qui ressemblerait de plus en plus au couple CEAUSECU) qui jouit dans les palais de la République leur redonnant le statut de la royauté, pour se donner l’impression d’être le roi et la reine, et l’impression de pouvoir discrétionnaire qui allait avec, en ce temps-là !

Mais c’est vrai, j’avais oublié, pour eux, nous ne sommes que les manants !

 

 

 

 

 

mercredi, 11 avril 2018

LE VOCABULAIRE : IMPORTANT POUR EMBOBINER !

 

En marche est expert en la matière ! Ca fait partie de la duplicité érigée en moyen suprême de gouvernement de la masse laborieuse méprisée ! Chef En Marche, chez son chef, on ne « négocie » pas on « concerte » !

Et la presse enfonce le clou !

Alors que le rôle du journaliste est de donner les vraies informations !

Et l’objectivité peut aussi, à travers le vocabulaire, ne plus être l’objectivité !

Voici des exemples :

« C’est homme peut-il bloquer la France ? » demande le journal du dimanche avant la première grève de la SNCF, au-dessus d’une photo savamment bolchevisante de Philippe Martinez, secrétaire de la CGT. Les camps sont dessinés. D’un côté, « cet homme », qu’il n’est même plus nécessaire de nommer, tant son visage symbolise la menace. De l’autre, « La France ». Entière. La cinquième puissance mondiale.

« Cet Homme », n’est donc pas vraiment français. C’est un ennemi. C’est lui, qui est en situation (ce n’était pas encore certain) de « bloquer la France ». Comment l’a-t-on laissé pénétrer dans la place ? Pourquoi Gérard Collomb ne l’a-t-il pas encore coffré en vertu de l’état d’urgence, jeté en centre de rétention, raccompagné à la frontière ? Que fait la police ? Evidemment, tout cela n’est pas dit ainsi. L’hebdomadaire Lagardère ne prend pas parti. Il pose innocemment une question factuelle.

Le lendemain, survient donc le « mardi noir ». Ce n’est pas un mardi de lutte. Ce n’est pas un mardi de sauvetage du service public. Non, c’est un mardi noir ! Ce qui n’est évidemment pas non plus une manière de prendre parti ! Simplement un constat factuel ! D’ailleurs corroboré par les JT du soir.

Donc, en ce mardi noir, cette division se précise dans ces JT. D’un côté, » la France », c’est-à-dire les usagers en galère, se déverse sur de longues minutes. Des dizaines d’innocents en détresse. Parfois en colère, comment ne pas le comprendre (ce dosage entre détresse et colère est le fruit d’un précieux savoir-faire des druides du micro-trottoir, transmis de bouche de reporter à oreille de reporter) ?

De l’autre, les troupes de « cet homme », qui ont lancé l’offensive ferroviaire. Elles doivent bien être quelque part, mais restent prudemment invisibles, tapies dans l’ombre. Bien entendu (objectivité toujours), on rappelle leurs raisons, leur logique, on donne la parole à leurs représentants. Qu’il s’appelle Saddam Hussein ou Sud Rail, il faut toujours donner le point de vue de l’adversaire, c’est l’honneur de la presse démocratique. Certes au journal de 13h de France 2, on compte 43 usagers interroges contre 3 grévistes. Mais ce n’est pas une prise de parti. C’est un choix purement statistique ! Objectivement, n’y-a-t-il pas davantage de voyageurs que de grévistes ?

Cette pratique, par les télévisions, d’un traitement purement factuel d’une grève des trains, on la connaissait déjà. Comment la machine audiovisuelle irrésistiblement, se met en branle pour rejeter les grévistes hors du cercle des interlocuteurs légitimes. Comment, sans paraître choisir son angle, son point de vue, elle prend parti, plus efficacement que dans mille éditos. Aujourd’hui, dans le nouveau monde, le traitement purement factuel se sophistique. Abracadabra, les usagers ne sont plus des « usagers » ou des « voyageurs ». Ce sont des « clients ».

Ecoutez Mr BOULEAU, au 20h de TF1 (Bouygues), détailler « le cauchemar de centaines de milliers de clients ». Ecoutez, son spécialiste économie plaindre « des clients qui paient leur train ». Ecoutez la reporter sur le terrain de TF1 raconter « une journée éprouvante pour les clients de la SNCF ».

Cette unanimité terminologique est-elle concertée ? Mais non. Qu’allons-nous imaginer-là ? Cette substitution du « client » à « l’usager » n’est pas non plus une manière de prendre parti. Il ne s’agit absolument pas de faire passer en douce, dans le public, l’idée qu’il est temps d’en finir avec cette vieille lune ringarde du service public. S’il faut en finir avec le statut des cheminots, s’il faut transformer la SNCF en société anonyme, s’il faut se préparer à l’ouverture à la concurrence ce n’est pas en vertu de choix économicopolitiques. C’est parce que, en effet, les voyageurs du ferroviaire sont irrésistiblement appelés à devenir des clients, pouvant choisir librement leur transporteur dans un secteur inéluctablement ouvert à la concurrence. Il s’git simplement, remplaçant un mot par un autre, prendre acte du réel. C’est encore purement factuel ? !

 

- page 1 de 80